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postheadericon L'agriculture en Afrique : Quelles solutions pour lutter contre la FAIM?

Afrique - Focus

En Afrique plus de 50% de la population est rurale et vit de l’agriculture. L’agriculture africaine a servi de sujet d’études approfondies depuis les indépendances. Elle a connu un certain nombre de plans mis en place par les gouvernements mais aussi par des institutions supra-étatiques. La population reste très dépendante de l’extérieur pour ses besoins alimentaires et est la plus mal nourrie au monde.
Plusieurs facteurs expliquent cette faiblesse : d’abord durant la période coloniale, l’agriculture vivrière a été affaiblie au détriment de l’agriculture industrielle.  Ensuite après les indépendances, beaucoup de pays qui  n’avaient pour seule ressource que les matières premières agricoles ont continué cette politique agricole qui s’est rapidement retrouvée en crise avec l’augmentation rapide de la population et la perte de la main d’œuvre agricole.  L’agriculture africaine n’est pas mécanisée. Elle n’a pas été  pensée pour nourrir les producteurs eux-mêmes plus la population urbaine de plus en plus importante à partir des années 1980

 

En Afrique Subsaharienne, l’agriculture est aux mains de petits paysans qui ne disposent pas ou très peu des subventions de l’Etat.

Les paysans laissés à eux-mêmes subissent l’effet des changements climatiques car ne possédant pas de matériels ou de moyens techniques adaptés.

Au Sahel, depuis quelques années, les paysans ne produisent plus assez pour leur propre subsistance et du coup chaque année, il faut de l’aide alimentaire internationale.

La carte ci-dessous montre la situation de la faim dans le monde. Le continent africain est plus frappé par la malnuitrition. Beaucoup de pays qui disposent pourtant d'une main d'oeuvre importante et terres agricoles se retrouvent parmi les plus touchés. A quoi cela est dû?


 

L'Agriculture africaine entre les aléas climatiques et la démission des états

Plusieurs dizaines de  millions de paysans africains voient leur niveau de vie diminué de plus en plus devant la crise que connaît le monde rural.

Les pluies sont irrégulières,  du fait des changements climatiques, les inondations sont de plus en plus fréquentes de même que les sécheresses. Le calendrier des saisons change et les paysans ont du mal à faire face à ces nouveaux problèmes.

A ceci s’ajoute l’épuisement des sols, l’utilisation d’intrants agricoles n’est pas développée sur le continent et le sol en plus de sa surexploitation subit aussi les effets du ruissellement et de la sécheresse.

Les pouvoirs publics affichent un désintérêt total et les bailleurs de fonds internationaux n’ont jamais pu vraiment trouver des solutions pour la subvention de l’agriculture en Afrique. D’ailleurs durant plusieurs décennies dans les politiques mises au point par les institutions internationales, les états africains devaient réduire les dépenses allouées au domaine agricole pour baisser leur niveau d’endettement.

De l’avis de plusieurs experts, la situation est critique. Il est impératif de trouver des solutions d’urgence pour accroître les rendements agricoles. Mettre en place des systèmes de transport et de commercialisation  adaptés et adopter des méthodes agricoles modernes et durables.

La place de l’Agriculture dans les politiques en Afrique


L’Agriculture occupe une part importante de l’économie en Afrique. Plus de 65% de la population travaille dans ce secteur qui est à l’origine de plus du quart du PIB de la plupart des pays. Les produits agricoles représentent environ 20 % des échanges commerciaux internationaux de l’Afrique et constituent l’une des principales sources de matières premières pour l’industrie.

Malgré son importance, le secteur agricole a été négligé durant plusieurs décennies. La priorité fut donnée à d’autres secteurs et ainsi la part des dépenses agricoles dans les dépenses globales décline de 6,3 % en 1990/91 à 4,6 % à la fin de la décennie. En 1998, la part moyenne de l'agriculture dans les dépenses publiques globales s’élevait à 5 % pour l’Afrique, contre 10 % pour l’Asie.

 

On observe par ailleurs un retrait de l’État dans la régulation du secteur agricole, qui s’inscrit dans une tendance plus générale vers la libéralisation de l’économie et l’ouverture des marchés. Depuis l’époque coloniale, l'agriculture africaine est orientée vers le marché international et les exportations, cette tendance s’accentue dans les années 1980 par la mise en place des programmes d'ajustement structurel (PAS).

Des PAS qui dans les grandes lignes stipulent que les états doivent baisser les ressources allouées à la fonction publique et ceci en supprimant ou en privatisant  la majorité des services à la personne quitte à plonger les populations dans la misère et le sous-développement.

 

On peut en partie imputer la crise actuelle de l’agriculture à cette implication insuffisante des États dans la régulation du secteur, mais aussi au piètre fonctionnement des institutions d’État, à l’absence de politiques appropriées, et enfin au déséquilibre des échanges mondiaux.

Aujourd’hui, l’agriculture semble de nouveau être considérée comme un secteur prioritaire et un moteur de développement ; à ce titre, elle a besoin de politiques agricoles ambitieuses. Les réformes agricoles peuvent être un vecteur de réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire. Ainsi, l’engagement des gouvernements africains, exprimé en 2003 et réitéré en 2006, d’augmenter jusqu’à 10 % leur budget agricole, et celui des institutions bilatérales d’accroître l’aide au développement agricole, semblent être le signe d’une reconnaissance de l’importance de l’agriculture, en dépit de la lenteur de la mise en œuvre de ces réformes.

Une agriculture dépendante des saisons

Nous avons été nombreux à suivre en 2011 la famine dans la corne de l’Afrique et au Sahel.

En Afrique, les cultures suivent les saisons. Quand il pleut, les agriculteurs font leurs cultures et en saison sèche, se contentent des récoltes de la saison pluvieuse en attendant la prochaine saison des pluies pour repartir aux champs. C’est un système très traditionnel qui ne peut fonctionner que quand la population est relativement faible et que les saisons sont constantes et suivent leur rythme sans un problème. Dès qu’un des facteurs fait défaut, c’est la catastrophe assurée.

Or, il n’est pas sans savoir que la population africaine augmente très rapidement, les changements climatiques se font sentir. Les saisons sont de plus en plus instables, les sécheresses durent plus longtemps et les pluies diluviennes, au lieu d’arroser les cultures les détruisent, laissant ainsi les populations sans réserves alimentaires.

L’Afrique est ainsi très  dépendante de l’extérieur pour ses besoins alimentaires. Les produits agricoles après les récoltes, compte tenu de l’absence presque totale des manufactures sont vendus bruts et les paysans doivent acheter des produits finis à des prix exorbitants.

A l’heure de la mondialisation, et de la libéralisation accrue des échanges, l’Afrique se retrouve écraser par les puissances occidentales.

Dans certains cas, compte tenu de l’absence de subvention, les produits importés coûtent moins chers que les produits locaux. C’est le cas du riz, beaucoup de pays africains produisent du riz, en faible quantité certes mais ce riz a un coût de revient plus élevé que le riz thaïlandais qui pullule sur le continent. Ce qui entraîne la faillite des paysans. Le monde rural se vide de ses jeunes qui partent tenter leur chance en ville.

Des solutions envisagées et quelques projets pilotes

Des solutions ont été envisagées mais demandent beaucoup d’investissements. Les paysans ne disposent pas de moyens adéquats d’où la nécessité des subventions des états en plus des aides internationales.

Des ONG ont entrepris des projets pilotes dans certains villages notamment au Mali et au Burkina Faso qui fonctionnent très bien. Ces projets pour la plupart consistent à creuser des puits, à faire des barrages hydrauliques pour retenir l’eau et ne la laisser couler qu’en fonction des besoins, ce qui permet par exemple la culture du riz une partie de l’année et de faire du maraîchage. Des cultures moins gourmandes en eau ont été aussi introduites.

Les ruissellements qui jusque là constituait un important problème a été endigué par l’aménagement des parcelles. Avant, l’eau de pluies entraînait les limons qui se déversaient dans le lit des fleuves appauvrissant ainsi les sols tout en obstruant les cours d’eau entraînant ainsi des inondations.

Il y a eu aussi l'introduction de nouveaux intrants surtout biologiques car l'utilisation intensive des engrais chimiques sur plusieurs décennies dans la culture des produits destinés aux industries comme le coton a sensiblement abimé les sols.

Le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) s'est fixé un certains nombres d'objectifs ambitueux  avant 2015. Voici quelques uns : atteindre des taux de croissance de 6 % par an dans les zones rurales , intégrer et dynamiser les marchés agricoles régionaux et nationaux, augmenter considérablement les exportations agricoles, faire de l’Afrique un “acteur stratégique” à l’échelle mondiale dans le domaine des sciences et technologies agricoles, adopter des techniques adéquates de gestion de l’environnement et des terres...

Ces projets sont encore à des phases de pilotage et l'Afrique n'a pas réussi pour l'instant à sortir de l'insuffisance alimentaire.

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